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Ce matin j’ai décidé de simplifier les choses. En premier lieu, et je me répète pour la énième fois, celui qui explore de nouvelles pistes concernant la cognition animale, ne s’oppose pas au conditionnement.
Effectivement, nous ne pouvons pas comparer un chien à un humain, il faut prendre en compte les notions de limites dans ces approches. Jamais nous ne pourrons savoir ce que pense un animal. Cependant, il ne fait pas de doute que sa perception du monde qui l’entoure est beaucoup moins basique que ce que l’on veut bien nous faire croire. Il analyse, observe, comprend et peut agir de façon intentionnelle en certaines circonstances. Il est parfois pas si évident d’affirmer qu’il agit par conditionnement. Même par apprentissage latent.
Pourquoi je reviens sur ces fondamentaux, tout simplement par soucis de simplification. En certaines circonstances, j’observe un animal et selon ses actes, je me demande s’il a agit par conditionnement ou s’il a « réfléchi » et agi de manière intentionnelle, c’est aussi simple que cela.
On se pose la question, mais on apporte pas forcément de réponse et surtout on ne possède aucunes certitudes.
Dans un esprit comme le mien, peu scientifique et plutôt philosophique, la réponse liée au conditionnement, n’est pas une évidence. Bien que nous multiplions les études et que nous cherchions à développer nos connaissances, les constats qui orientent nos recherches sont toujours très simples.
Comme je le répète souvent, il faut se référer en toutes situations au canon de Morgan, le principe de parcimonie.
Observez et soyez à l’écoute de votre cœur et de votre ventre. Laissez un peu votre cerveau en veille. N’observez pas votre chien comme un être vivant qui doit faire quelque chose que vous lui demandez. Regardez le comme un être vivant qui, en fonction de ce qu’il voit ou ressent ou analyse, va faire quelque chose de précis avec son propre potentiel et son expérience.
Le malheur de nos animaux domestiques réside dans notre volonté de leur imposer nos vues et de craindre leur éventuelles initiatives. C’est uniquement pour cela que Descartes ( m’énerve celui-la) et Skinner et Pavlov ( m’énervent aussi les deux là), ont autant de succès. Leurs travaux collent parfaitement avec la gestion que l’on veut faire de la société. On veut des humains lobotomisés incapables de penser par eux mêmes, alors les animaux t’imagines.
Arrêtez de demander, cohabitez s’il vous plaît.

Catégories : HUMEURS CANINES

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